Quand Ben Dhiman nous glisse « tiou sais, mon voisin, il est ploutôt twès fowe mais pas twès conniou » : on fonce. Et l’on n’est pas déçu.
Méconnu ? Méconnu pour qui ? ou le journaliste prend sa leçon hebdomadaire. Une fois n’est pas coutume, nous rencontrons un athlète plutôt moins connu (que d’autres) – et tout est relatif – ce qui tranche totalement avec son trail de très haut vol. Chaud devant, chiffres et traits de caractères en joyeuse escadrille : ITRA 863, UTMB 852, cinq podiums (connaissez-vous l’Échappée Belle, 3e derrière D’Haene François ?), un début de carrière façon « dis-donc, courir, c’est super bath* ! » et plus de 15 top 10 dont un fameux UTMB dernier.
Le Bonnecarrere ultra-roule façon champion (3e de la 2 Volcano Sprint, capé sur Badlands...), raffole du bikepacking au long cours, enjaillait les soirées en jouant de la platine et mixe encore quand ça lui chante ; compliments du jury en culture zikale et racines afros criantes. N’en jetez plus.
De l’humour ? posez une fesse sur son cuir moelleux (celui du canapé de la maison-à-la-porte-au-bout-de-la-coursive, pas le cuir de ses pieds de hobbit), croisez son regard et tachez de ne pas rire. De la détente ? même remarque, surtout lorsqu’il vous raconte son Échappée Belle digne d’une cure massive de LSD. Du bonheur, quoi.
Mais au fait, du trail dans tout ça ? Sacrée 2024 pour le Gautier. 9e Templiers, 9e UTMB, 7e Lavaredo et 3e Snowdonia. Ça cause et ça ne dure que depuis 2018. Sparring partner du voisin Dhiman ? frère caché de Germain Grangier ? jeune papa de « La Terreur » ? Connoisseur patenté de la vraie Ecosse (NDLR : Glasgow, of course), de l’Angleterre post-industrielle, de Jeff Mills ? tellement plus ça.
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